Pêle-Mêle

Notre association soutenue par Patrick Bruel

Soutien Patrick Bruel Visionner l'extrait du concert :


Notre association invitée dans l'émission "Les Maternelles" du vendredi 16 mars 2011 sur France 5 ;

Un reportage également réalisé sur nos accompagnements.


Consulter le schéma des activités d'Enjeux d'Enfants



Newsletter décembre 2014 *|MC:SUBJECT|*
Décembre 2014

- ACTUALITÉS -


Les 1er et 2 juin, et les 9 et 10 novembre 2015
2 nouvelles sessions de formation à l’attention de nos partenaires : « Parent – enfant à l’épreuve de la séparation carcérale »

Inscrivez vous dès maintenant !

Pour consulter le programme…


- ÉDITO -

Chers adhérents, chers partenaires,
Ce numéro de notre newsletter de décembre donne un aperçu des actions et préoccupations de notre associations en cette fin d'année.

Actions collectives (projet "Pères en prison, Pères quand même" à Saint Brieuc, actions "Photos de familles en parloirs" à Vannes, action de Noël à Rennes - Vezin...); implication au sein de collectifs d'associations (à Rennes et au Mans) pour les Journées Nationales des prisons, nombreux suivis individuels... Le dynamisme et la motivation des uns et des autres sont intacts !
Mais nos inquiétudes quant à l'avenir augmentent, et nous avons décidé de réagir en proposant une démarche active à nos partenaires et financeurs.
En effet, le 8 décembre, l'association leur propose la mise en place d'un "comité de réflexion", en partenariat avec le REPI (Nantes) et le REP Olivier Giran (Angers), associations intervenant également, sur le Grand Ouest, dans le cadre d'accompagnements d'enfants en parloirs, et de soutien à la parentalité.
Nous devons envisager ensemble la situation de nos associations, mais aussi plus largement la situation des familles, et en particulier des enfants confrontés à l'incarcération d'un parent.
Ces inquiétudes sont notamment liées à la réforme territoriale en cours, mais aussi aux éventuelles incidences de la loi pénitentiaire du 15 août 2014, relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales.
Nos contextes d'intervention, et leurs cadres juridiques évoluent, et notre association doit évoluer progressivement avec eux.
Nous avons, dans ce contexte, besoin de votre intérêt, de votre implication, de nouveaux adhérents! C'est en parlant de l'association, de la situation des familles confrontées à l'incarcération, mais aussi de la prison autour de vous, que vous contribuerez à faire de ces sujets des questions citoyennes.
Bonne lecture
Rozenn ANDRO, Présidente

- SOMMAIRE -

- RENCONTRE AVEC -
Philippe ZOUMMEROFF
« La contrainte pénale contient en elle-même la notion d’individualisation de la peine ».

Expert des questions d’incarcération, mécène de plusieurs associations – notamment d’Enjeux d’Enfants – et à l’origine d’un prix récompensant une action d’insertion remarquable, cet humaniste à la retraite soutient totalement les changements apportés par la réforme pénale conduite par Christiane Taubira et adoptée par le Parlement en juillet dernier.

© M. Boudier


EE : Comment avez-vous été amené à vous intéresser à la prison ?

PZ : Je suis collectionneur de livres anciens. Au mitan des années quatre-vingt dix, ma bibliophilie m’a conduit à acquérir Des délits et des peines, un ouvrage de Cesare Beccaria, un ami de Voltaire. Sa lecture m’a passionné. L’auteur tient des positions tout à fait opposées à la pensée de la plupart des gens du dix-huitième siècle. C’est une véritable fracture par rapport aux préoccupations de l’époque.

EE : Et … ?

PZ : Et j’ai commencé à m’intéresser à la prison. J’ai pris connaissance d’un rapport parlementaire écrit en 1849 par un député de la Drôme et ai constaté que rien n’avait beaucoup changé : surpopulation et schémas de réinsertion inexistants sauf avec les bonnes œuvres. Mais les bonnes œuvres du dix-neuvième siècle, n’ont-elles pas été remplacées par les associations ?

EE : Que propose l'Administration Pénitentiaire en matière de réinsertion ?

PZ : La réinsertion c’est de retrouver à la sortie de prison une vie normale avec un logement et un travail. Aujourd’hui, il y a tout juste une préparation à la sortie. Sauf, évidemment, dans les cas toujours trop nombreux, de sortie sèche. Jamais l’Administration Pénitentiaire n’a fait de réinsertion puisqu’après la sortie de prison, elle ne suit plus la personne.

EE : La contrainte pénale introduite dans la nouvelle loi vous satisfait-elle ?

PZ : Totalement. Tout particulièrement parce que cette mesure contient en elle-même la notion d’individualisation de la peine. Cela va permettre aux magistrats de déterminer la meilleure sanction, la peine la plus adaptée à la situation du détenu et ce, en tenant compte de l’objectif de réinsertion.

EE : N’est-ce pas déjà le cas avec le sursis mise à l’épreuve, le bracelet électronique ou le régime de semi-liberté, voire, en cours d’exécution de la peine, avec la libération conditionnelle ?

PZ : La contrainte pénale diffère du sursis mise à l’épreuve et c’est pour ça que cette loi est une grande victoire. La contrainte pénale aboutit à une peine qui comprend des obligations et les moyens nécessaires pour que la personne condamnée les mette en œuvre. Quant à la libération conditionnelle, la France est l’un des pays de l’Union Européenne qui l’applique le moins avec environ 10% de la population carcérale concernée.

EE : Ne craignez-vous pas que l’insuffisance de moyens humains et financiers réduise sensiblement l’intérêt théorique de la contrainte pénale ?

PZ : Il est vrai que, même Isabelle Gorce qui dirige l’Administration Pénitentiaire, a reconnu publiquement qu’il faudrait au moins deux ans à ses services pour être opérationnels. L’annonce du recrutement de 1 000 conseillers d’insertion et de probation a d’ailleurs été faite par la garde des Sceaux. Soit ! La question des moyens se pose et il existe des inconnues. On peut ainsi supposer qu’il faudra également plus de juges : la contrainte pénale reposant sur l’individualisation de la peine leur demandera beaucoup de choses. Mais, en 2017, on pourra voir comment les juges se la sont appropriés. Ce qui est certain, c’est que cette mesure va permettre de réduire la surpopulation pénale. Il faut le dire aux opposants à cette loi : construire de nouvelles prisons coûterait beaucoup plus cher.

EE : Une partie de l’opinion publique pense que cette disposition est laxiste.
Que lui répondez-vous ?

PZ : Les Français sont très divisés sur la prison. Depuis longtemps, le grand public s’attache aux épiphénomènes. Il faudrait que chaque Français souhaite qu’un détenu puisse, en fin de peine, avoir conservé ou trouvé un logement et un travail. Cette question mérite un consensus qui devrait être évident. Dans des pays comme la Belgique ou l’Italie, la contrainte pénale fonctionne très bien. Et que dire de l’Islande qui a réduit d’un quart sa population pénale ? Les pays d’Europe du Nord sont également exemplaires sur cette question mais il est vrai que leurs conditions économiques et politiques sont totalement différentes de celles de la France. Il y a moins d’habitants dans les pays scandinaves, l’émigration est moins importante et enfin, la population adhère à cette politique pénale.

EE : Y a-t-il d’autres points de la loi qui vous intéressent ?

PZ : Je suis très content que la médiation pénale arrive enfin dans le système français. C’est le seul mode de dialogue envisageable entre un auteur de délit ou de crime et sa victime après la commission des faits. C’est manifestement un levier qui vient servir la réinsertion. Les nouvelles dispositions concernant les mères de famille ou les femmes enceintes constituent également une avancée. Dans le cas d’une mère détenue, il faut évidemment privilégier l’enfant. Il n’a rien fait l’enfant ; il ne fait que subir. La suppression des peines plancher est également positive : le juge de faire pourra faire ce à quoi son métier et le droit l’autorisent.

EE : Êtes-vous abolitionniste ?

PZ : Absolument pas. Je suis réductionniste. D’ailleurs, la loi de Christine Taubira s’inscrit dans ce mouvement.
Propos recueillis par Nathalie Bougeard


- ON TRAVAILLE SUR... -
Des albums photos pour préparer au parloir
Nous travaillons actuellement, en lien avec l'Administration Pénitentiaire, à la réalisation de différents albums photos montrant le parcours que devra emprunter l'enfant que nous accompagnerons en parloir, et ce sur l'ensemble des établissements où nous intervenons.


© V. Couteron / Fondation de France

La préparation d'un parloir....

Lorsqu'une éducatrice a rencontré un parent en détention, puis sa famille, ses enfants, et qu'un projet d'accompagnement en parloirs se met en place, elle "passe le relais" à un intervenant bénévole.
Ensemble, ils vont porter une attention toute particulière, lors d'une, ou parfois de plusieurs rencontres, en amont du parloir, à rassurer l'enfant à propos du lieu où il se rend notamment.
L'intervenant va passer le temps nécessaire avec lui pour qu’il soit sécurisé en sa présence et qu’il accepte de le suivre le jour du parloir. Ces rencontres en dehors des parloirs sont ludiques et s’appuie sur la parole, le dessin, le jeu, un repas partagé par exemple.
L'intervenant est là pour aider l'enfant à se projeter au maximum dans les parloirs de manière concrète, en évoquant ses questions éventuelles, et pour minimiser les frustrations ou inquiétudes liées aux conditions de rencontres (durée, cadre, procédure…) le jour de l’accompagnement.



C'est dans cette phase que l'utilisation d'albums photos peut être extrêmement utile. Si nous utilisons depuis quelques années des photos de quelques parloirs, notre souhait dans les mois à venir est de pouvoir étoffer ces albums.
En effet, nous projetons de constituer, en lien avec l'Administration Pénitentiaire et dans la limite de ce que permettent les conditions de sécurité des établissements, des albums correspondants à chacune des 10 prisons où nous intervenons.
Le trajet, de la Maison d'accueil des familles au parloir, en passant par la porte, le portique et le sas d'attente, pourra alors être montré pour que l'enfant visualise ces éléments et se sente assez rassuré le jour du parloir. Nous pensons que l'enfant est alors moins "encombré" par ces questions et peut être plus disponible à la rencontre en elle-même.



Ci-dessous, un exemple de préparation à un accompagnement réalisé par Annick et Clémence, intervenantes du Mans.



" En octobre 2013, nous avons commencé l’accompagnement de trois jeunes garçons qui ont depuis 2 ans un papa incarcéré. Dans un premier temps, c’est Marine, l’éducatrice, qui a pu installer l’accompagnement. Ainsi, plusieurs entretiens avec le papa, les assistantes familiales des enfants et la référente ASE nous ont permis de prévoir enfin une rencontre avec les enfants.

La première s’est déroulée à l’ASE dans une pièce aménagée spécialement pour accueillir des enfants et leurs familles. L’intérêt était tout d’abord de faire connaissance avec les trois garçons, mais aussi d’établir une relation qui serait rassurante pour eux. Nous avons donc joué à la dinette, lu des livres, dessiné et parlé de papa et de « prison ».

Pendant ce temps, à côté, les autres adultes parlent d’eux, de leur quotidien, de leur réaction face à cet évènement qui les concerne : la demande de leur père de les rencontrer.

On tente alors de comprendre ce que chaque enfant connait de la situation de leur papa. Martin sait où se trouve son père. Il est en prison car il a été « malin ». Paul est plutôt dans l’observation, il écoute ce que dit son grand frère et ne rate pas une occasion de dire « Paul aussi ». Quant à Valentin, il gravite autour de nous, place et replace la dinette sur la table et parle peu.

Pour ne pas alourdir la journée, tout le monde décide d’organiser d’autres temps de rencontres. Nous avons revu les enfants 5 autres fois, de manière hebdomadaire (à raison d’une heure par semaine), pour garder et entretenir ce contact. Il a fallu quelques temps pour que les enfants se souviennent de nos prénoms mais rapidement nous nous sommes fait apprivoiser. A chaque fois, nous avançons dans la préparation du parloir avec leur père. Nous nous appuyons sur des outils comme par exemple un album de photos du parloir éducatif et des différentes pièces par lesquelles nous passerons pour y accéder. Ils apprécient ces photos et racontent ce qu’ils y voient. Où pourrait se trouver leur papa dans telle et telle photo ? Ce qui nous a surtout permis d’attirer l’attention de Valentin sur ce futur parloir. Nous posions des mots pendant que lui posait son doigt sur les photos.

Puis, vient le jour du 1er parloir. Le père est préalablement rencontré pour que lui soient données les informations concernant ses enfants ; ce que nous avons vu d’eux. Leur attente, le manque, et l’anxiété.

Le 1er Parloir : il est à la fois attendu mais il est aussi une source d’inquiétude : Martin demande les toilettes. Après l’accueil des enfants à la maison d’accueil et des familles, nous nous attachons à leur faire toucher du doigt ce que nous leur avons décrit lors de nos rencontres : ici c’est la maison où vont nous attendre les tatas, là c’est la grande porte par laquelle nous passerons pour aller voir votre papa…

Le cheminement en milieu carcéral se passe sans problème. Les enfants sont certes excités, mais ne montrent pas de signes de stress. Ils nous donnent la main (à leur demande, et comme nous l’avions préparé ensemble).

Arrivés dans le parloir éducatif, Ils prennent possession des lieux et des jeux.

Leur père arrive : ému et souriant. Il se baisse se plaçant à hauteur de ses enfants … Martin renoue avec son père, les 2 petits sont davantage dans la découverte mais ne sont pas effrayés. La fratrie se rassemble peu à peu autour du père. Le reste leur appartient…"


Annick et Clémence, intervenantes bénévoles

- LE CHIFFRE -
Rencontre entre les associations Enjeux d'Enfants, Brin de Soleil et Mme Taubira, lors de sa visite au Centre Pénitentiaire des femmes en septembre 2013.
1 000 postes...

C'est le nombre de postes supplémentaires qui devraient être créés d'ici 2017 au sein des Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation (SPIP), dont 660 postes de Conseillers Pénitentiaires d'Insertion et de Probation, dans le cadre de la loi du 15 août 2014 sur la prévention de la récidive et l'individualisation des peines, et de la mise en place de la contrainte pénale, mesure emblématique de cette loi.

Extrait du n° ASH (Maryannick Le Bris)

"Sur le fond, la contrainte pénale opère un tournant, "remettant la personne au cœur du suivi et en recentrant le CPIP sur son métier d'accompagnement socio-éducatif?", se félicite Sarah Silva Descas, référente pour les CPIP à la CGT. Mais sa mise en œuvre manque de préparation, et surtout de moyens (...) Le projet de loi table sur quelque 20 000 contraintes pénales au plus prononcées chaque année. Or les 360 CPIP entrés en formation à la rentrée ne seront titulaires qu'en septembre 2016, pendant que la majorité des agents suivent aujourd'hui plus de 100 dossiers chacun."

Pour en savoir plus sur la loi: à Enjeux d'Enfants, nous avons convié lors de notre réunion de rentrée, Michel Hardouin (Maitre de conférences à la faculté, avocat pendant 30 ans et ancien bâtonnier), à venir nous présenter les mesures phares de cette loi.


Vous trouverez donc dans le document joint le résumé de cette présentation :

Intervention Michel Hardouin

- PÊLE-MÊLE -

Journée d’étude scientifique : « Comment être parent en prison ? »
Nous avions, dans notre dernière newsletter, évoqué la Journée d’étude scientifique : « Comment être parent en prison ? » qui s'est tenue à Lyon, le 11 avril 2014.
Cette journée d’étude se proposait de présenter les résultats d’une passionnante recherche de terrain, menée depuis 2012 dans trois établissements pénitentiaires dépendant de la direction interrégionale Rhône – Alpes Auvergne.

Cette recherche a permis de recueillir des données quantitatives et qualitatives, à partir de 200 questionnaires et de 5 focus group réunissant des détenus parents, pour comprendre comment les personnes détenues vivent aux plans juridique, psychologique et pragmatique leur parentalité.

En effet, l’originalité et l’un des grands intérêts de cette recherche résidaient dans le fait que cette recherche ait été menée conjointement par une juriste et un psychologue (Marie Douris et Pascal Roman). Pour une association comme la nôtre, cela représente un apport essentiel en terme de données chiffrées mais aussi d’analyse fine du vécu des parents rencontrés.

Voici le lien vers le rapport de recherche, qui vient d'être mis en ligne

Les actes de la journée d'étude devraient paraître courant 2015 Renseignements à prendre auprès de l'Université catholique de Lyon : isf@univ-catholyon.fr

Reportage photo à la prison de la Santé
La prison de la Santé, vidée de ses détenus pour rénovation, a ouvert pour la première fois ses portes au public lors des Journées du patrimoine les 20 et 21 septembre derniers.

Un reporter a pu photographier en avant-première l'intérieur de cette prison
située au coeur de Paris : reportage intitulé « La prison de la Santé sort de l’ombre », par Elodie DROUARD.

Lien vers le site

- LECTURES -

De nombreux enfants accompagnés par notre association vivent au sein de familles recomposées. C'est parfois la situation qu'ils connaissaient avant l'entrée en détention de leur parent; mais cela peut également être consécutif à l'incarcération.

Pour certains enfants, c'est une situation qui peut être source de tensions ou de questionnements, pour mille et une raisons... Nous avons donc cherché des ouvrages qui peuvent aider les adultes à en parler avec eux.

Ma famille recomposée
Catherine Dolto et Colline Faure-Poirée
illustrations : Frédérick Mansot
Collection Dr Catherine Dolto / Mine de rien - Giboulées N°70
- 2013

"Mine de rien vivre dans une famille recomposée, comme dans toute famille, c'est parfois compliqué, mais c'est toujours une belle aventure."


Un air de familles
Béatrice Boutignon
Éditions Le Baron Perché - 2013

"Maman et moi, on vit toutes les deux dans la savane. Mes parents m'ont adopté quand j'étais tout petit. Papa et maman sont nés dans deux pays différents. Avec mes deux papas, on va souvent au musée. Nous, on n'a pas d'enfant."

Les animaux de ce livre à jouer s'alignent par familles, toutes semblables et toutes différentes. Au lecteur de les distinguer grâce aux indices du texte. Des familles monoparentales aux "tribus", en passant par les familles homoparentales et recomposées, personne n'est laissé de côté ! Un album sensible et tendre pour s'amuser, mais aussi pour apprendre de nos différences.


Le petit gilet beige
Ingrid Chabbert et Marie Lafrance
Des Ronds dans l'O Editions - Collection Jeunesse

"Une petite fille attend désespérément son papa tous les samedis mais il ne vient jamais. Un jour, de rage, elle jette le petit gilet beige qu'il lui a offert."

Parentem - Décembre 2013
"Un album pour enfant qui parle de divorce et de famille recomposée tout en douceur."

Butiner de livres en livres - 23 mars 2013
"L'histoire met si bien en avant le lien d'affection entre le beau-père attentif et la fillette que l'on ressort ému de notre lecture."


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